Double je : exposition Roni Horn à la Fondation Beyeler

« The opacity of the world dissipates in water.
Black water cannot dissipate the opacity of the world. »

— Roni Horn

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Opacité, transparence. Le double et l’entre-deux… « Je » et l’autre. Pour esquisser les contours incertains d’une identité liquide, libre, qui échappe à toute interprétation univoque.

Prenez le temps de vous perdre et de laisser les oeuvres se répondre. Les questions troublantes qui émergent alors pourraient bien vous amener dans des territoires singuliers et poétiques.

Cliquez sur le diaporama pour agrandir les images (photos : alain walther / La zone de silence)

Un peu plus loin dans le musée, des oeuvres de Louise Bourgeois, de Felix Gonzales-Torres et de Philippe Parreno, comme en écho à l’oeuvre de Roni Horn.

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Oeuvres de Louise Bourgois et Felix Gonzales-Torres et Marlene Dumas (arrière plan) / photo : alain walther

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« Sonic Water Lilies » de Philippe Parreno (2012) dans le bassin à l’entrée de la Fondation Riehen / photo : alain walther

Bel ensemble d’oeuvres de Roni Horn à voir jusqu’au 1er janvier 2017 à la Fondation Beyeler à Riehen / Basel en Suisse.

 

À voir aussi : exposition « Kandinsky, Marc & Der Blaue Reiter », qui elle, est présentée jusqu’au 22 janvier 2017.

 

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« Sublime. Les tremblements du monde » : exposition au Centre Pompidou Metz

Reprenant à son compte le « sublime » dans l’acception d’Edmund Burke, Hélène Guenin, commissaire de cette passionnante exposition, nous propose un « voyage oscillant entre une pensée du XVIIIe et une vision contemporaine, les interrogations esthétiques croisent les positions éthiques et les débats écologiques actuels. Le chemin en est scandé par les recherches d’artistes, vigiles et lucioles, qui éclairent l’histoire tumultueuse d’une passion ravageuse et ravagée entre une espèce occupante et son écosystème. »

« Frisson, sidération, « délicieuse horreur », autant de mots pour qualifier l’expérience du sublime – cette singulière sensation d’attraction mêlée d’effroi que nous éprouvons face aux déchaînements et à la puissance des éléments. Née au cœur du XVIIIe siècle, cette notion esthétique et philosophique offre le fil conducteur d’une relecture de l’histoire passionnelle et passionnée que l’humanité entretient avec la nature.

Rassemblant une centaine d’artistes, architectes et cinéastes internationaux, « Les tremblements du monde » propose un dialogue entre des œuvres anciennes et contemporaines explorant cet attrait ambivalent, persistant pour la « Nature trop loin » et les catastrophes.

À l’heure des bouleversements écologiques et des discours alarmistes, l’exposition évoque également deux mutations radicales de cette notion de sublime : celle d’un spectateur contemporain qui prend conscience de sa responsabilité partielle face aux dérèglements du monde, et celle de catastrophe même, devenue invisible sous les effets de notre activité. Enfin, l’exposition évoque l’apparition, depuis les années 1960, d’une relation renouvelée à la nature… Une aspiration au réenchantement, une quête de fusion, renouant avec une iconographie du sublime davantage contemplative. »

Impossible de ne pas évoquer ici, au passage, l’exposition Reset modernity ! proposée par Bruno Latour, comme un écho d’un autre « tremblement » en cours, et présentée presque en même temps au ZKM à Karlsruhe à quelques kilomètres de Metz. Certainement plus qu’un hasard de calendrier. Plus probablement, une préoccupation contemporaine qui traverse notre monde aujourd’hui.

Sublime. Les tremblements du monde s’ouvre sur une oeuvre vidéo fascinante et inquiétante d’Adrien Missika : « Darvazza » (2011)

« Darvazza » signifie « porte » en turkmène. C’est aussi le nom d’un lieu-dit surnommé « la porte de l’enfer », qui attire des visiteurs adeptes du dark tourisme et de sensations fortes. Ce site qui évoque le cratère d’un volcan ou une curiosité géologique naturelle est en fait le fruit d’un accident humain.

Cette bouche enflammée de 70 mètres de diamètre résulterait d’une prospection minière soviétique qui aurait accidentellement percé une cavité souterraine. Pour éviter les risques d’explosion et de pollution, les géologues ont décidé d’embraser les gaz qui s’échappaient dans l’atmosphère. Selon leur estimation, la combustion devait durer quelques semaines. Elle est ininterrompue depuis 1971.

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Au centre : « Soffio di foglie (Souffle de feuilles), 1979, de Giuseppe Penone | Exposition « Sublime. Les tremblements du monde » au Centre Pompidou Metz, été 2016 (photo : alain walther | la zone de silence)

À l’image initiale d’une catastrophe d’origine humaine comme celle de Darvazza, répond à la fin de l’exposition une oeuvre de Giuseppe Penone : « Soffio di foglie (Souffle de feuilles) », 1979, délicate allégorie d’une autre trace laissée par l’homme. L’empreinte en creux d’un corps couché dans un tas de feuilles de buis. Trace d’un passage sur terre laissant la nature intacte, à peine modifiée.

Entre ses deux oeuvres emblématiques, le voyage dans l’exposition proposent 5 sections :

La nature trop loin
Imaginaires de la catastrophe
La tragédie du paysage
Alternatives
Réenchantement

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Poésie en mouvement : exposition Calder & Fischli / Weiss à la Fondation Beyeler

Un déjà haut tas de feuilles mortes dans un coin du parc, la nuit qui tombe bien avant 21h, les soirs un peu peu plus frais, pas de doute. L’automne commence à s’installer dans nos quartiers de l’hémisphère nord. Vite, profiter des derniers jours de l’été et de quelques expositions encore à l’affiche.

Ainsi, l’exposition Alexander Calder & Fischli / Weiss présentée à la Fondation Beyeler à Riehen / Basel finira le 4 septembre 2016.

La rencontre entre deux univers d’artistes, Calder & Fischli / Weiss, rapprochement un peu improbable sur le papier, produit des effets durables, plutôt joyeux, intranquilles parfois, sur les visiteurs. Une exposition fragile comme un souffle, belle comme une respiration régulière, dans équilibre instable toujours à la limite du fracas du chaos possible.

De la poésie en mouvement.

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Dans un coin de l’entrée, deux grandes peluches, un ours et un rat (mascottes de Fischli & Weiss) siestent. À quoi rêvent-ils ? Un indice : au-dessus d’eux flotte un mobile de Calder. En s’approchant des figures animales fictives, doucement pour ne pas les réveiller, voir le thorax bouger au rythme d’une respiration mécanique. Commencer alors la visite, en gardant le rythme lent et régulier de cette respiration, et commencer le voyage au pays de l’équilibre précaire, joyeux et provocateur.

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Dans le jardin de Peter Fischli et David Weiss à la Fondation Beyeler

Sorte de ready-made ou de work in progress Garten / Jardin est une sculpture-installation crée en 1997 par Peter Fischli et David Weiss dans le cadre de l’exposition Skulptur Projekte Münster. Peu reconnue alors comme étant une oeuvre d’art, Peter Fischli reprend le projet et reconstruit Garten, cet été, à quelques dizaines de mètres du parc de la Fondation Beyeler, dans le cadre de l’exposition Alexander Calder & Fischli/Weiss

« Garten (Jardin) », 1997/2016, de Peter Fischli et David Weiss, près du parc de la Fondation Beyeler à Riehen / Basel photo : alain walther

Un jardin éphémère comme projet artistique, à « 70% jardin paysan, 30% jardin ouvrier »

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Débris du monde : « Under the water » (2016) de Tadashi Kawamata au Centre Pompidou Metz

Bouts de panneaux en bois aux peintures écaillées, fragments de portes et de fenêtres, armatures de chaises, débris de fournitures en plastique, images de calendriers déchirées et autres objets si familiers. Sidérante forme ondoyante, fixe, et pourtant en mouvement.

"Under the water" (2016) de Tadashi Kawamata au Centre Pompidou Metz (photo : alain walther)

Entrer dans la salle. Marcher dessous cette vague immobile, comme flotter, glisser. Guetter les fragments reconnaissables, submergé par la masse disloquée flottante au-dessus de soi. La lumière du ciel électrique se glisse entre les débris. De chaque côté de la salle, deux grandes baies vitrées laissent voir une partie de la ville toujours debout, même si marquée par les balafres des chantiers de construction en cours.

Quelle catastrophe naturelle ou industrielle a fracassé les maisons, pulvérisé les meubles ? Quel courant océanique ou atmosphérique a fait s’amasser ici des débris du monde ?

Et si l’origine de la catastrophe, ici, était peut-être tout simplement… le temps.

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Un dimanche à Art Basel 2016

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Toujours un grand plaisir de passer quelques heures à Art Basel, dans ce qui est chaque année le plus grand musée éphémère au monde. Grande célébration du marché international de l’art, mais surtout, l’occasion parfois unique de voir certaines oeuvres avant qu’elles ne retournent dans des collections privées.

Cette année, particulièrement heureux de pouvoir passer du temps en immersion dans une installation récente de James Turrell !! présentée dans le cadre de Unlimited. Poète de la lumière et de l’espace, artiste rare dans les collections françaises.

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« Wedgework » (2016) de James Turrell | Art Basel 2016 | photo : alain walther

Magnifique oeuvre de James Turrell (comme presque toujours !). Lumière matière. Un très beau moment de calme, une proposition de monde flottant, incertain, rassurant et inquiétant.

C’était dimanche 19 juin  à Art Basel 2016, une respiration bienvenue au milieu de la section Unlimited qui se transforme malheureusement peu à peu en un Lunapark bruyant et épuisant… À l’image d’une société non moins turbulente, chaotique, paniquée. Secouée par les assauts incessants des « armes » de distraction massive.

Ci-dessous, quelques images captées au hasard de la promenade dans les allées du salon et des galeries, ainsi que dans la section Unlimited.

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« Eaux troubles, eaux calmes » : exposition photo collective proposée par François Hébel à la Fondation François Schneider à Wattwiller

Dehors, le parc à la lisière de la forêt, les fontaines en mouvement. Ce jour-là, le ciel dans la tourmente hésite entre tempête couleurs charbon et bleu estival. Dedans, une exposition. Des images pour dire, faire ressentir le grand dehors et le grand dedans.

Un thème : l’eau. Constante de la Fondation François Schneider, dédiée aux arts contemporains et à cette thématique, source de l’eau minérale Wattwiller oblige. Avantage : le thème de l’eau, tellement ouvert, permet à chaque fois aux artistes ou aux commissaires invités de convoquer des imaginaires très différents.

« Eaux troubles, eaux calmes » exposition photo collective proposée par François Hebel à la Fondation François Schneider à Wattwiller (photo : alain walther) 
Eaux troubles, eaux calmes : exposition photo collective proposée par François Hebel à la Fondation François Schneider à Wattwiller (photo : alain walther)

Cet été, c’est au tour de François Hébel de répondre à l’invitation de la Fondation. L’ancien directeur de Magnum et des Rencontres de la photo d’Arles, actuel directeur de la biennale FOTO / INDUSTRIA à Bologne, propose une exposition autour de photographes aux univers contrastés, aux démarches singulières, offrant aux visiteurs une exposition cohérente, dense où les oeuvres se frottent, se répondent et dessinent une géographique vagabonde et intime. Entre eaux troubles et eaux calmes.

« Eaux troubles, eaux calmes » exposition photo collective proposée par François Hebel à la Fondation François Schneider à Wattwiller (photo : alain walther) 

« Eaux troubles, eaux calmes » exposition photo collective proposée par François Hebel à la Fondation François Schneider à Wattwiller (photo : alain walther) 
Eaux troubles, eaux calmes : exposition photo collective proposée par François Hebel à la Fondation François Schneider à Wattwiller (photos : alain walther)

Entretien avec François Hébel, commissaire de l’exposition à la Fondation François Schneider à Wattwiller.

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« Reset Modernity ! » Dans une exposition des plus stimulante au ZKM à Karlsruhe, Bruno Latour nous invite à explorer Gaïa et à « réinitialiser » notre relation à la Terre. À imaginer un nouveau monde.

Il est des expositions, comme de certains livres, oeuvres ou rencontres, d’où l’on ressort avec plus de questions que de réponses. Ce sont les plus fortes souvent. Reset Modernity !  proposée actuellement au ZKM | Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe est de cette trempe. Une passionnante et stimulante proposition de Bruno Latour et de son équipe. Une conclusion (provisoire j’espère) à un cycle non moins revigorant d’expositions et de rendez-vous proposés pendant un an de l’été 2015 à l’été 2016 par Peter Weibel, et les équipes du ZKM, dans le cadre de Globale / Digitale.

À voir également en complément, les expositions : Territorial Agency : Museum of Oil et Armin Linke : The appearance of that which cannot been seen, tell 2.

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Reset Modernity ! est une exposition-expérience bouleversante, au sens presque premier du mot, faite pour tenter de changer notre regard sur notre monde. Une proposition pour essayer de rendre sensible, au travers d’une sélection d’oeuvres et d’installations, le désarroi que nous éprouvons à ne plus avoir de repères et le besoin de « cartographier » à nouveau la terre avec de nouveaux outils et une approche nouvelle, de « réinitialiser » notre relation avec la terre. De réparémétrer notre rapport au monde. De revoir notre façon de faire « société ».

Pour aller vite, disons que Bruno Latour, dans la suite de ses travaux menés depuis des années en tant que philosophe et anthropologue, considère que notre monde tel qu’appréhendé depuis longtemps, celui du « globe », celui que l’homme pensait maitriser et dominer, à force d’exploitation des ressources et de volonté de progrès mal maîtrisé parce que mal évalué (l’homme étant placé au-dessus de tout) est au bord d’une « apocalypse ». Les dérèglements climatiques et écologiques étant les signes concrets et des preuves pour le moins implacables.

À l’entrée de l’exposition, la vidéo de Pauline Julier donne le ton… | Pauline Julier, after. (2012, vidéo, 8,33mn)

Il est temps de reconsidérer la place de l’homme sur terre. Pas au-dessus de la terre, mais au-dedans. Il est temps de remettre les mains, les pieds et la pensée dans le sol de la terre. Aller voir ce qui se passe au plus profond. Il est temps de faire face à Gaïa. Préciser que « Gaïa » est un terme repris et reformulé par Bruno Latour, à la suite de l’écologiste anglais James Lovelock, pour tenter définir la terre comme un ensemble complexe (géographique, écologique, économique, social, politique…) avec lequel il faut trouver un nouvel équilibre. Ne pas entendre Gaïa ici, comme le mot est de plus souvent utilisé par certains, dans une acception, disons, plus New Age. Ici il est question de reformuler une géographie, une géopolitique. Ce que Bruno Latour appelle une « gaïagraphie », une « gaïapolitique ». Car s’il est juste capital de réinitialiser nos instruments et notre vision du monde, il est vital de la transformer en une politique.

No Future, Vive l’Avenir

Nous vivons une époque qui présente certaines similitudes avec les XVe/XVIe siècles. Pourrons-nous aussi imaginer et construire une « renaissance » ?

« Nous découvrons une nouvelle terre, qui n’est pas en extension, qui s’ajouterait aux autres terres, mais une terre en intensité en quelque sorte. C’est la terre qui a une nouvelle forme, qui sous nos propres pas — une terre que l’on croyait connaitre — se trouve en situation d’agitation et de modification qui dépasse nos capacités de cartographier, d’enquêter, qui exige — et c’est un des points très importants pour nous à Sciences Po —, la fusion, du moins la collaboration des disciplines de de sciences sociales, économiques et scientifiques. À partir du moment où les humains sont devenus une force géologique, la distinction entre sciences sociales et sciences naturelles n’a plus beaucoup de sens.

La politique de développement et de conquête de l’Empire espagnol au XVIe siècle, résumée par la devise « Plus ultra », toujours en vogue, continuée et accentuée depuis, doit laisser la place à un « plus intra ».

Il va falloir aller à l’intérieur des conditions de vie, dans un espace et dans un temps qui ont changé de forme, développer des habitudes d’innovation très profondément différentes de celles que nous développions quand nous avions un « futur ».

Tout est instable désormais ! Après avoir connu une « géopolitique stable » (on s’égorgeait dans un cadre somme toute stable — géo restait stable, la politique bougeait), maintenant avec une « gaïapolitique », les deux choses sont instables : la politique et la terre. »

– Bruno Latour.
Propos retranscrits à partir d’une conférence
No Future. Vive l’Avenir. Le futur, la prospective et l’innovation,
le 4 décembre 2013 à Sciences Po à Paris

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Exposition « Haroon Mirza / hrm199 Ltd » au Tinguely-Museum à Basel.

Après quelques mois d’inactivité, il est temps de remettre le clavier en activité. « La zone de silence » is back ! 😉

Commençons avec un coup de coeur.

Ça grésille, vrombit, clignote, flashe, grince, bouillonne, vibre, pulse… Tous les sens sont en alerte. Puis tout se calme. Ou presque… En boucle. Au gré des flux électriques et des impulsions captées.

Exposition « Haroon Mirza / hrm199 Ltd », actuellement au Tinguely-Museum à Basel.

Exposition « Haroon Mirza / hrm199 Ltd » au Tinguely-Museum à Basel, été 2015 (photo : alain walther)
Exposition « Haroon Mirza / hrm199 Ltd » au Tinguely-Museum à Basel, été 2015 (photo : alain walther)

Les installations de Haroon Mirza ne se livrent pas immédiatement. Elles ne sont pas nécessairement séduisantes dans l’instant. Elles peuvent nous laisser désemparés. Déstabilisés. Elles nous invitent à modifier notre vision, notre écoute, du monde autour de nous. Elles demandent du temps. D’autant qu’elles dialoguent avec beaucoup d’à propos avec des oeuvres d’autres artistes, dont celles de Jean Tinguely. Lire la suite « Exposition « Haroon Mirza / hrm199 Ltd » au Tinguely-Museum à Basel. »